Les zones Duflot

Nombre de zones

toulouse-zone-duflotPour stimuler la construction de logements neufs, la loi Duflot (loi de défiscalisation immobilière) a défini les zones où cette loi est applicable. Ce sont des zones où il y a un manque de logements important. Au début, il y avait 4 zones : zone A, A bis, B1, B2.

Par la suite, des modifications ont été apportées et le nombre a été réduit pratiquement à 3 (zone A, A bis et B1), la zone B2 étant concernée par quelques communes seulement et ce depuis le 30 juin 2013.

Description des zones

La zone A bis correspond à Paris et sa banlieue immédiate (les quatre départements qui l’entourent, à savoir le 92, le 93, le 94 et le 76). La zone A correspond aux communes de la banlieue parisienne qui ne sont pas comprises dans la zone A bis, comme le département du Val-d’Oise par exemple, auxquelles il faut ajouter la Côte d’Azur et la région limitrophe avec la Suisse. L’ensemble des communes de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion sont concernées par la loi Duflot, ces communes sont toutes classées dans la zone B1 qui comprend aussi toutes les grandes villes de plus de 250 000 habitants, comme Bordeaux ou Nantes ainsi que la Corse.

Enfin la zone B2 n’est concernée que par les communes de 50 000 à 250 000 habitants, comme par exemple Dijon, Brest ou Montélimar et ce, seulement après dérogations préfectorales. Dans ce cadre, plusieurs villes ont fait des demandes d’agrément pour passer de la zone B2 à B1 ( par exemple, Béziers) ou pour obtenir une dérogation, c’est le cas, entre autres, de Brétignolles-sur-Mer.

Avantages et inconvénients

Naturellement, chacune de ces zones présente des avantages et des inconvénients pour un investissement immobilier et la rentabilité dépend beaucoup de l’emplacement et surtout du prix d’achat du logement.

Ainsi les communes de la zone A Bis présentent des logements avec des coûts relativement élevés à cause de la rareté de l’immobilier, en outre le plafond du loyer est placé très bas par rapport à celui du marché, ce qui se traduit généralement par une faible rentabilité de l’investissement. Les spécialistes estiment que cette zone est favorable à ceux qui disposent d’un apport conséquent et qui veulent se constituer un capital patrimonial. La zone A présente beaucoup de similitudes avec la zone A Bis : dynamisme économique (opportunités d’emplois notamment par ces temps de crise) attractivité et demande de logements assez forte, cependant le prix d’achat du mètre carré est souvent supérieur à 5500 Euros (plafond de la loi Duflot). Les investisseurs immobiliers doivent choisirent des villes offrant une vraie dynamique immobilière pour espérer réaliser un bon placement, c’est le cas notamment de Toulouse, par exemple.

La zone B1 est caractérisée par un prix modéré des logements se traduisant par un prix d’achat souvent inférieur à 5500 Euros / m2 ce qui ne nécessite pas un apport personnel important pour acquérir un logement neuf que l’on peut revendre, par la suite, avec une bonne plus-value. Les grandes métropoles avec une bonne croissance économique, et une bonne qualité de vie permettent souvent de faire un bon investissement.